Derek's Garden

Performance, 2019  

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Il est une chose peu connue de l’œuvre du cinéaste Derek Jarman : un jardin, construit sur un terre de galet, dans le Dungeness en Grande-Bretagne. Le projet Derek’s Garden est né d’une enquête menée par la danse sur ce que peut signifier « recréer » le jardin de Jarman. À partir des notions de jardin et d’espace queer, nous avons cherché à déconstruire les dualismes nature/culture et sujet/objet, en créant par la danse un « jardin » dans lequel faire fusionner ces concepts. Notre jardin contient ainsi des humain.es, des minéraux, des végétaux, et des “inanimés”. Le jardin se construit à mesure de la danse, par la rencontre et l’influence réciproque des corps les uns sur les autres.

Notre travail est une célébration du jardin de Derek Jarman et de la puissance poétique de son geste : le soin, qu’il accorde à une terre considérée comme infertile, en tant qu'humain en lutte contre son propre corps. Derek Jarman était malade du sida, et aura dédié une grande partie de sa vie à l’activisme pour les droits LGBTQ.  À partir des liens tissés par Jarman entre sexualité et soin des corps et de la terre, nous avons cherché à étendre et explorer la question de l’érotisme et de la sensualité vers le monde non-humain. En s’inspirant également des pratiques éco-sexuelles initiées par Elizabeth Stephens et Annie Sprinkle, nous cherchons à reposer les questions de Jarman en allant dans le sens d’une exploration d’éco-sensualités et de sensualité inanimés, c’est-à-dire qui mettent en lien un humain et ce qui est considéré d’un point de vue moderniste comme objet inanimé.

Dans le but d’étendre dans l’espace ce qui se joue dans la relation des corps, cette performance a été dansées dans des espaces variés, de jour et de nuit : la scène, le hall d’accueil et l’espace d’exposition de la comédie de Caen, le parvis du CN D et celui des Beaux-Arts de Paris, divers jardins publics, et la scène du club Silencio.

Derek Jarman had a garden. It was a postmodern garden on the shingle shore near Dungeness nuclear power station in the UK. It was a resilient garden whispering magic words for the sake of love. The projet Derek's Garden was born in January 2019 after a few months enquiry on what could have possibly meant "re-creating" Derek Jarman's garden. On the basis of the notions of garden and queer space, we attempted to deconstruct two dualisms : nature/culture and subject/object. With our bodies, we danced a garden within which nature, culture, subject and object could have proper intimate intercourse. The garden hosts 8 dancing characters : 4 humans, a rock, a fur jacket, a tree branch, and a rubber band. 

This performance was shown in various spaces (theaters, clubs, lobbies, white cubes, public gardens). The exploration of various spaces is part of our enquiry; the space is the 9th character. As spaces change, the performance travels along the chromatic circle of colors.

DEREK'S GARDEN

Comédie de Caen cdn de Normandie, Festival Ecritures Partagées, les 31.01.19 et 01.02.19.

De Yannik Denizart, Tilhenn Klapper, Felix Touzalin, Kobas Verschuren / Son : Nicolas Jorio et Alban Mrcr  / Video : Yi Zhang

Dans le cadre de la pièce Death is all you need menée par : Beaux-Arts de Paris, Erg Bruxelles, Beaux-Arts de Cherbourg, Comédie de Caen

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DEREK'S GARDEN 

Beaux-Arts de Paris, Janvier 2019

Avec Yannik Denizart, Saija Kangasniemi, Tilhenn Klapper, Valentin Ranger, Felix Touzalin, Lucie Vaugeois, Felipe Vasquez, Kobas Verschuren

Son : Robin Rimbaud ‎– The Garden Is Full Of Metal - Homage To Derek Jarman - 1997 / Video : Gabriel Aquinos Moraes / Montage : Kobas Verschuren